E.H.P.A.D. à Pont de Salars

  • La tête dans les bois

  • Posé sur un paysage à forte déclivité, la maison de retraite répond à une logique de plateaux tout en longueur. L’ensemble des différents volumes identifie un bâtiment longiligne à l’architecture contemporaine inscrite dans son contexte. En effet, sensible aux caractères du bâti et à la qualité paysagère du site, nous avons proposé des types d’interventions s’appuyant sur les références fondatrices des immeubles existants :

    Les parties surélévation et extension de l’aile Nord devait répondre à une unité architecturale (hauteur de faitage, forme des volumes, traitement des teintes et divers matériaux alignement d’implantation) et l’extension en partie Sud devait épouser les courbes de niveaux du site pour mettre en scène une architecture alliant forme contemporaine et référents locaux (murs de soutènement en pierre, bois).

     

    Toutes ces intentions d’implantation permettent de lire un bâtiment encré dans son environnement. Ainsi ces choix fondamentaux du projet hiérarchisent les fonctions les vues et les formes de notre étude pour révéler la lisibilité et la cohérence de l’intervention. A l’image de réalisations célèbres et reconnues illustrant l’opposition existant extension, notre partie pris architectural sur le plan formel est la traduction d’une mise en valeur réciproque de l’existant et de notre projet à travers des éléments architecturaux plus affirmés.

     

    L’extension projetée caractérisée par les matériaux de la pierre au niveau R-2 et R-1 regroupe la logistique, les salles d’activités. Pour ce qui est des unités d’hébergement et d’Alzheimer nous avons proposé une identification de ces lieux en continuité avec l’existant par un projet en strates paysagères s’insérant harmonieusement avec le cadre.

    Cette prise de position contemporaine se veut réfléchie par ses références donnant à l’EHPAD l’image d’un lieu de vie de son temps. Par sa position et son architecture, le bâtiment ne perturbe pas les façades existantes et privilégie en revanche son rapport avec l’environnement. En ce sens, notre bâtiment joue  le rôle de transition entre une EHPAD aux formes droites et des aménagements de jardins paysagés que nous souhaitions mettre en valeurs.

     

    Concernant le traitement des façades notre projet est cohérent avec notre démarche architecturale. Notre projet reprend les éléments forts de l’existant : toiture en lauze, enduit, mur de pierre, portes fenêtres, dans une intervention harmonieuse mais soucieuse d’offrir un cadre de vie de détente adapté. L’écriture des volumes des surfaces vitrées par l’intermédiaire d’un ordonnancement de percements aléatoires témoigne d’une volonté de modernité.

  • Office public de l’habitat de l’Aveyron
  • R&C architecte mandataire de l’opération, BET : BETEM
  • 2016
  • 2 200 m2
  • 5 000 000 €